Un virus inconnu du monde médical sévit en Chine. Son nom : coronavirus ou covid 19. Il est particulièrement contagieux. Toute la région de Wuhan est mise en confinement. Il s’étendra très vite, dans de nombreux pays, dont ceux d’Europe, Italie en tête. Ses savants travaillent à l’étudier car il faut bien le connaître si l’on veut l’éradiquer. Très vite, l’épidémie chinoise se transforme en pandémie. Le gouvernement français déclare l’état sanitaire très préoccupant et instaure le confinement. Certains départements (Nord, Grand Est) sont plus touchés que d’autres. Très vite, les hôpitaux sont saturés. Des transferts en hélicoptère s’effectuent vers des départements moins touchés. Les lits manquent mais pas seulement. Les masques et les réanimations annoncées par le gouvernement mettront longtemps, beaucoup trop longtemps à arriver dans les hôpitaux, les EPHAD. Cette lenteur de matériel provoquent des centaines de morts. Le confinement, décidé à partir du 16 avril, se prolongera jusqu’au 11 mai.
Cette mise à l’arrêt d’un grand nombre de français sera l’occasion de revoir nos habitudes, de repenser la vie au jour le jour. Nous serons, les uns et les autres, amenés à combler ces heures vides et soumis à des questionnements, des émotions. Nous sommes « en guerre » a déclaré notre Président. De quoi inquiéter sérieusement la population.
Pour ma part, je me suis considérée comme privilégiée. J’habite un appartement avec balcon, une vue sans pareille sur la nature et sans vis-à-vis. La petitesse de leur lieu de vie a posé un sérieux problème pour certains.
Le téléphone et Internet devenaient les seuls moyens de communication, pour les personnes seules, et le lien pour les familles éloignées les unes des autres.
Mais comment faire face à l’ennui pendant ces longues journées ? Je dois avouer ne pas m’être ennuyée pendant cette période.
J’ai inventé de nouvelles façons de faire les choses, d’utiliser les objets que je redécouvrais en rangeant mon appartement. Je me suis remise à la lectureque je boudais depuis quelques temps (biographies, romans, études scientifiques). J’ai pris du temps pour méditer, me remettre en question aussi, me faire bronzer sur ma terrasse, me chouchouter. J’étais dans une sorte d’excitation à vivre, malgré les mauvaises nouvelles annoncées en boucle par les journaux télévisés dont j’ai réduit le temps d’écoute.
Je me suis remise à cuisiner, non pas des gâteaux mais plutôt à inventer des alliances nouvelles entre aliments et épices, aromates. Je me suis appliquée à éviter tout gaspillage. J’avais la chance d’avoir une amie qui me faisait les courses toutes les semaines.
J’ai éprouvé une grande tristesse pour tous ces morts du coronavirus et pour leurs familles, contraintes de les enterrer quasiment en catimini en raison du nombre restreint de participants (dix). Attestation en poche (raisons médicales), je sortais tous les après-midi marcher une demie heure en bas de mon immeuble. J’eus la grande surprise d’y côtoyer de très beaux papillons que je n’avais jamais vus auparvant dans le secteur. C’était le printemps, la nature s’épanouissait, les bourgeons tout englués de sève des marronniers s’élevaient vers le bleu du ciel.
Le plus impressionnant, c’était le silence. Peu de passages de voitures, des piétons (hormis les propriétaires de chiens). Un petit malin a même essayé de sortir son chat en laisse mais la pauvre bête complètement paniquée a mis la puce à l’oreille des policiers qui n’ont pas été dupes. Raté !
Juste le chant des oiseaux, juste cela. Le merle qui donne la note et tous le autres qui l’accompagnent, dont certains nouvellement arrivés dans le chœur. Et puis, peu avant le coucher du soleil, le chant du coucou, venant de la forêt d’en face :Une pépite de joie à l’état pur. À la télévision, c’était réjouissant au possible de voir ces magnifiques plages (que ce soit en France ou en Outre-Mer) échapper à la pollution et retrouver la pureté de leurs eaux turquoises ou émeraudes. Quelle magie !
J’ai eu une pensée pour des camarades vivant seuls, parfois sans famille, pour qui le confinement était synonyme d’ennui et d’anxiété. J’en ai contacté quelques uns pour un moment d’échange.
À présent, nous voilà déconfinés. Serons-nous assez vigilants pour éviter une seconde vague d’épidémie ? Je vois tellement de gens qui n’appliquent pas les mesures de distanciation et le port du masque…
Et puis je m’interroge. Cette solidarité que l’on a vus se manifester perdurera-t’elle ? Après les attentats parisiens (Bataclan) on a vus des manifestants embrasser des policiers. Après le mouvement des gilets jaunes, ces même policiers se sont faits molester, caillasser. Alors, comment y croire vraiment ? La suite nous le dira.
Depuis le 11 Mai, nous voilà donc en déconfinement. La vie reprend, les magasins rouvrent, les espaces publics sont rendus aux citadins, le terrasses de café font le plein. Mais le covid 19 est toujours là. espérons que nous échapperons à une seconde vague de contaminations, en dépit de l’inconscience de certains qui zappent complètement les mesures de précaution.
Cette catastrophe mondiale devra faire réfléchir quant à de nouveaux moyens de protéger cette belle planète, en danger, sur laquelle nous vivons : la TERRE.

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