Salut ma Claudinette,
Je sais combien tu voudrais être un de ces oiseaux, aérienne, libre d’aller où bon te semble et combien tu souffres, avec ta cheville, de ne pas pouvoir te déplacer comme tu l’entendrais. Et puis tu vas me dire que les oiseaux n’ont pas d’états d’âme, ils ignorent l’angoisse, la peur ; ils ne se demandent pas s’ils sont à la hauteur dans ce qu’ils font. Ils font ce qu’ils veulent, et c’est bien comme ça.
Pourquoi nous autres humains nous posons-nous tant de questions, souent inutiles ? C’est surtout là-essus que je voudrais que cette carte t’interpelle et qu’lle te donne envie de vivre plus librement, plus serienement. Tes peurs ne sont pas fondées bien souvent et tu le sais. Alors, agis le plus naturellement possible, en restant toi-même, sans essayer systématiquement de faire plaisir aux autres. Lorsqu’un oiseau crotte, il ne se souvie pas de savoir si celle-ci va tomber sur le sol ou sur le crâne dégarni de ce monsieur bien comme il faut qui passe. Enfin, c’est peut-être pas l’image qui correspond mais enfin, ne te soucie pas de faire plaisir aux autres, vis ta vie comme tu l’enteds, avec les valeurs qui sont les tiennes, et ça ira.
Allez, courage ma grande, la vie n’est pas facile mais elle est possible. Pose un peu ces bagages que tu trimbales depui si longtemps et accorde-toi la liberté d’avancer, de sauter, de danser, de chanter, d’échanger avec les autres qui, eux aussi, ont leurs problèmes. Oubliez-les ensemble, l’espace d’un instant, c’est cela la magie du contact. Reprends courage, dis-toi qu’après la pluie vient le soleil, toujours, c’est une loi universelle. Pense à la chanson de Balavoine « Debout, réveilles-toi, respires, tiens-toi droit… » que tu aimes tant.
Je te serres très fort contre moi, mon autre moi, regarde c’est l’été, il fait beau. Courage, fuyons !

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