Depuis longtemps, je n’étais pas venue à Paris. Pourtant, il y avait tant de choses à découvrir. Ce qui me posait le plus problème était l’utilisation du métro, la bousculade, les wagons bondés, les gestes déplacés de certains utilisateurs, je ne m’y faisais pas.
Ce jour là pourtant, je décidai de passer outre et grimpai lestement dans le wagon. Préoccupée à réfléchir à mon emploi du temps de la journée, je me tenais fermement à la barre d’appui lorsque tout à coup, je sentis une main se poser sur la mienne, sans brusquerie, avec une légèreté étonnante.
Comme elle recouvrait la mienne, je reconnus une main d’homme mais sa finesse, sa douceur me troublèrent. Sous le charme, je n’osais tourner la tête vers son propriétaire, par peur d’être déçue ou, au contraire, séduite.
La main restait sur la mienne, immobile, non comme un appel mais plutôt comme une compagnie familière, rassurante, une attirance peut être. Je me sentais bien. Une chaleur étrange envahissait mon corps tout entier.
Je restait sous le charme de ce contact pendant un bon moment.
Puis la main se retira, lentement, comme à regret, m’effleura comme pour un au revoir. Je me fis violence pour ne pas me retourner vers l’inconnu. Je continuai mon trajet et lorsque je descendis du wagon, je retrouvai Paris sous le soleil. Je m’élançai vers Montmartre, ce quartier que j’adore, faisant virevolter ma robe d’été je me sentis soudain légère comme un papillon. J’avais vingt ans, j’étais belle, jeune et libre !

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