Quelqu’un d’autre

J’ai toujours été amoureuse de la nature particulièrement sauvage. Toute petite, je rêvais de fauves d’Afrique, avec ses vastes espaces et sa faune variée. Excitée comme un puce, j’étais partie la veille, par avion, souhaitant profiter un maximum de cette journée où tant de beautés allaient s’offrir à mes yeux. Avec l’amie qui m’accueillait, je savais que j’échapperais à ces formules « Safari » qui attirent tant les touristes. Nous on irait au plus près de cette faune et de cette flore sans artifices, sans mise en scène, libres mais prudentes. Impossible de savoir à l’avance si une rencontre avec un lion serait possible. Bref, pour une journée, je serai aventurière au vrai sens du terme. Une partie du voyage devait se faire en jeep, puis nous abandonnions la voiture pour aller à pied, accompagnées d’un africain qui connaissait la zone par cœur et savait où nous aurions la chance de débusquer telle variété ou telle autre suivant les empreintes relevées au sol.

Nous croisâmes d’abord une femelle éléphant, accompagnée de son petit. Pas question d’approcher, la présence de l’éléphanteau la rendait hyper vigilante.

Un ami nous attendait un peu plus loin, et pas des moindres. Une surprise m’avait été réservée : survoler la savane en montgolfière. Mon rêve ! Les mot ne me viennent pas pour exprimer la joie qui m’étreignait à la vue de ces hordes de buffles soulevant une poussière d’enfer sur leur passage. Nous ‘étions pas très hauts.

En début d’après-midi, nous surprimes un groupe de lionnes vautrées à l’ombre des buissons, repues, accompagnées de leurs petits. Ça et là nous surprîmes des girafes, des groupes de gazelles, galopant avec une grâce exquise. Plus loin, un troupeau de zèbres.

La fin du jour arrivait et nous réservait le plus beau des spectacles.

Autour d’une grande marre d’eau, sans bousculade, dans le plus grand calme, se désaltéraient tous les animaux de la savane. Certains côtoyaient sereinement leurs proies potentielles, tout occupés en priorité à ce besoin essentiel après la grosse chaleur de la journée : de désaltérer. Quelques hippopotames se vautraient dans la boue avec délectation. Un moment magique. Puis le soleil descendit de plus en plus à l’horizon. L’heure du retour était venue, il était temps de rejoindre le campement. Je garde un souvenir inoubliable de cette journée qu’il ‘a été donné de vivre. Après ce voyage, je compris mieux à quel point il était urgent de protéger cette nature si belle, si variée, si généreuse.

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